Notre maison (1984) : inspiration – avant-projets – plans – la réalisation
L’extension à l’est
Le poulailler (2024)
Quelques projets simples de maison
J’aurais pu devenir architecte ! Les conclusions d’orientation en classe de seconde je crois, me dirigeaient vers l’activité de « dessinateur-projeteur ». Parce que j’avais quelques prédispositions dans la conception, l’imagination en 3 D, la capacité de dessiner les volumes. Très probablement à force d’avoir lu des bandes dessinées où les dessinateurs excellent dans cette compétence. Mais la profession d’architecte me paraissait insuffisante par rapport à mes aspirations. Le métier de géomètre allait me combler.
J’ai pu quand même satisfaire cette passion de la conception, de l’agencement de la vie future des occupants, cette rationalisation de l’espace, de l’économie, du confort et des économies d’énergies, par… le projet de notre maison.
Par une étonnante inspiration venue peut-être de mon ancêtre Henri Forget, dit »Pépère », le père de ma mère, entrepreneur de maçonnerie au début de sa carrière, j’ai commencé à réfléchir au projet de ma future maison en classe de première… J’avais le temps, je redoublais…
J’avais l’impression de rechercher une image que j’avais déjà connue. Comme après un rêve dont on s’escrime à retrouver les images diffuses le matin en étant éveillé. Je savais que cette maison allait être la mienne et qu’il fallait la retrouver. Ses volumes allaient s’imbriquer parfaitement les uns avec les autres, ils allaient être à leur place. J’avais un puzzle dans la tête qu’il fallait assembler petit à petit. Quand je voyais dans le paysage des fermes du Sud-Ouest, je me disais : » c’est ça! ça y ressemble ! »
Le principe essentiel qui a guidé ma réflexion était basé sur une pièce centrale à partager autour de laquelle aboutissaient les pièces de vie et/ou techniques complémentaires au rez-de-chaussée et les chambres à l’étage. Celles-ci devaient être reliées par une coursive d’unité bordant le volume central. Lui-même étant coiffé d’une charpente apparente rappelant l’idée d’une coque de bateau renversée comme celle que j’avais découverte, adolescent, avec mes parents lors de la visite du château de Biron en Dordogne.
Le principe : fermeture de l'exposition au Nord et ouverture au Sud
L'adjonction de pièces commençait à être complexe. Le choix de pièces dérivées de la forme hexagonale n'arrangeait rien. Pourtant les abeilles sont bien arrivées à assembler des volumes dans cette section.
Assemblage des nids d'abeilles
L'objectif : allier la juxtaposition des pièces, leur forme, l'orientation générale et l'esthétique.
Progressivement les alvéoles des abeilles se déforment en trapèzes et préfigurent la forme définitive obtenue
L'idée de la cheminée centrale prospère et s'intègre dans le principe de la charpente apparente en forme de coque de bateau inversée
La difficulté est donc de compléter le principe de la pièce centrale par d'autres pièces : bureau au rez-de-chaussée et chambres à l'étage
Assembler des pièces a été progressivement possible. Restait à les coiffer avec une toiture fonctionnelle
L'idée des cadres de fenêtres s'élargissant vers l'extérieur n'a jamais été exploité à ma connaissance. Sa réalisation nécessite une installation des volets au fond du caisson. Ce qui est d'ailleurs plus efficace en isolation
La forme du trapèze central complété par d'autres crée celle du cerf-volant abouti.
La notion d'une poutre filante sur toute la longueur du salon apparait dans une solution pour structurer la charpente.
Cette phase de recherche a été mise de côté jusqu’à temps que je trouve un terrain. Notre déménagement à Andernos-les-Bains avec un premier »petitou », Gabriel, allait nous amener à trouver rapidement un terrain, probablement poussé par l’instinct animal de préparer le nid de la famille.
Du premier avril 1980, date d’arrivée à Andernos-les-Bains, jusqu’au 22 octobre 1981 (obtention du diplôme), j’ai mené de front quatre occupations très prenantes : évidemment notre fils Gabriel qui méritait et nécessitait toute notre attention, l’installation de la confiance professionnelle à recueillir auprès de mes supérieurs Pierre Baillet mon maître de stage et Jean-François Bladier autre stagiaire mais avec lequel nous avions décidé très rapidement de s’associer, la préparation de mon dossier de Géomètre-Expert DPLG et l’étude architecturale de notre future maison. Donc 18 mois…
La chance ou le destin (…) a fait que la maison que nous avions trouvée en location, se trouvait, d’une part à moins de 150 m du Cabinet Baillet, au 16 avenue de Bordeaux. Et d’autre part, que notre voisin immédiat, Daniel Duloutre, était venu m’informer quelques mois plus tard après avoir fait connaissance, que sa cousine vendait son terrain d’un hectare avenue des Colonies. Les planètes continuaient à s’aligner favorablement ! Ce fut un excellent accélérateur de motivation à faire les plans de notre maison !
Seulement, la situation du terrain (enclavé), son état (une décharge publique dans une ancienne sablière), ses erreurs de délimitation (bornage à refaire) et son impossibilité apparente d’être raccordé au tout-à-l’égout, auraient dissuadé le promoteur le plus motivé et lucide.
Une décharge publique comblée par le voisin entrepreneur de démolition où subsistait un plan d’eau de baignade pour les ragondins.
La fougue de la jeunesse à 30 ans a relativisé les problèmes et renforcé les valeurs pour me motiver.
Il fallait adapter rapidement le projet imaginé pour n’importe quelle région, éventuellement le Lot-et-Garonne et peut-être Le Porge à l’époque, lieu d’installation professionnelle potentiel. Je passais mes trajets aux chantiers du Cabinet à regarder les maisons traditionnelles et à photographier les plus typiques pour m’en inspirer.
Au bout du compte, la décision était prise : le rez-de-chaussée serait en briques de Brach avec un appareillage de pierre pour les ouvertures et l’étage recouvert de voliges goudronnées. Comme les granges du Porge notamment.
Inspiration :
Grange à Larros Laruau route de La Porge
Grange Larros-Laruau - Le Porge
Route Laruau-Larros- Le Porge
Route Larros-Laruau. Le Porge
Maison du centre-ville d'Arès. Ayant brûlé en partie il y a quelques années et rénovée depuis.
Centre urbain d''Andernos-les-Bains. Inspiration de la cheminée, semblable à une du centre-ville à Audenge
Abri à bois traditionnel. Lège bourg
Grange dans le Gers
Les détails constructifs :
Il a fallu ensuite rentrer dans les détails constructifs pour préparer le système un peu novateur à l’époque de l’isolation par l’extérieur. C’est la différence entre un radiateur en fonte (un mur de 20 cm côté intérieur qui met du temps à se chauffer) et un radiateur grille-pain (le placoplâtre qui confronte l’isolant de 10 cm mais qui est, lui, en contact direct avec le mur extérieur de 20 cm, glacial…)
Détail complexe de l'appareillage des cadres des ouvertures : les appuis et linteaux étaient assemblés à part par des tiges en acier et les canons garnis de ciment à prise rapide. Cela permettait d'assurer la continuité de l'isolation extérieure. Donc d'éviter les ponts thermiques
Esquisse de l'abri à bois, première construction édifiée sur le terrain et inspirée de ceux de la région.
Principe de fixation des liteaux 3 X 3 écartant le bardage de 13 cm permettant l'insertion d'un isolant en laine de roche (moins sensible à l'humidité) avec un vide d'ai de 3 cm. Les fixations avaient été fabriquées à Agen.
La structure géométrique originale :
Ce calque n’est pas connu. Il représente la logique de construction que je me suis imposée avec des cotes rondes : un rectangle central de 10 X 7. Puis des ailes latérales alignées en décalé de 3 m / façade principale et insérées dans un rectangle de 5 X 6 qui intègre lui-même un carré de 6 m de diagonale… Le prolongement de ses deux côtés intérieurs s’alignent pour aboutir à 1 m de l’axe longitudinal et l’autre, vers le bas, abouti à 7,00 m du premier point de l’axe, en haut. Etc.
Les plans définitifs :
La conception « bioclimatique » inspirée des fermes traditionnelles : espace à vivre et grenier à foin au-dessus au sud ; étable et pente du toit affaissé au nord. Espaces tampons par les pièces annexes intermédiaires entre le Nord et le Sud.
Les plans de détails des façades avec quantitatif des surfaces :
La maquette :
La réalisation :
Hiver 1987
LES TRAVAUX
Leur importance est gigantesque ! Beaucoup de détermination, d’assurance, de certitude ? La maison allait peser 520 tonnes selon mes calculs. Sur du remblai de 3 semaines après un tassement hydraulique correspondant quand même à 10 ans de pluie. J’avais fait le choix d’un radier général sous les conseils de mon ami Yves Lasserre comme il l’avait fait pour le restaurant Les Fontaines à Taussat, posé sur du remblai frais du creusement du port de plaisance. Heureusement, les calculs du bureau d’étude ont amené à une épaisseur du radier de 25 cm avec des surépaisseurs (bêches) en périphérie.
Extraction des décombres – remblai – implantation
Il a fallu extraire 2,50 m de décombres sur 340 m² environ, de tout venant apporté pendant des années par le voisin, Monsieur René Olina qui était entrepreneur du maçonnerie et de démolition. Il comblait peu à peu l’immense trou occupé par un étang et correspondant aux anciennes extraction de sable blanc par l’entreprise Achille Duloutre. Ce sable que l’on retrouve à Marcheprime-Mios dans la sablière de la SAMIN, riche à 98 % de silice. Il est exporté notamment à Venise pour les verreries de Murano.
J’avais donc loué une motopompe connectée au ruisseau du Bétey et je déversais pendant des heures l’équivalent recherché des 10 ans de pluie par m². Ce qui fait effectivement le tassement d’un sol ce n’est pas l’air du temps mais bien seulement la pluie.
Avec un motopompe connecté au ruisseau, j'ai versé l'équivalent de 10 ans de pluie par m2 en faisant des bassins au râteau et à la pelle. Ces efforts et tous les autres qui ont suivis pour le chantier, ont conduit à une hernie discale en 1989...
Il arrivait parfois que je découvre en fin de demie journée une excavation dans laquelle s'engouffrait le sable pour aller s'étendre dans les blocs de décharge sur le côté...
Un autre exemple d'engouffrement de l'eau d'apport ...
Le chantier vu au Sud. Le piquetage délimitait l'implantation sommaire de la maison et me permettait d'aménager à la main les bassins de rétention.
Vue d'ensemble du tassement hydraulique. L'ilot central correspond à la partie haute du salon.
Le remblai et le terrassement sont terminés. Le grand pin est toujours celui actuel à l'entrée de la propriété.
Un chargeur a finalement étalé tout le remblai
Une cinquantaine de camions ont déchargé le sable par 16 m3
L'entreprise Van Cuyck a amené environ 850 m3 de sable des dunes
Le terrain était en grande partie une ancienne sablière surtout à proximité du ruisseau Le Bétey. Devenu une décharge publique et le lieu de stockage à enfouir des travaux de démolition de l'entreprise voisine Olina. Il a fallu donc sortir 2, 50 m de décombres grossiers
Implantation de la maison
Le premier volume constructif édifié sur le terrain : l'abri à bois.
Les chaises sont installées avec le report des angles sur les voliges pointées. Le niveau du sol a été réglé de façon que le carrelage de la cuisine se trouve à 12,00 m NGF
D'ici, on peut voir l'endroit définitif où se trouvera notre maison
Christine tient la chaîne d'arpenteur
Ferraillage – radier
Avant de couler le béton, il faut y insérer le Cablossol pour le chauffage par le sol.
Élévation des murs
Notre maison derrière celle des Lopez, déjà finie.
Les supports verticaux de la charpente s'appuient sur une longue poutre en béton de 10 m
Le radier des WC de l'étage
Au centre : l'entrée. A gauche, la porte du bûcher à côté de celle de mon bureau
Le premier étage prend forme. La porte d'"entrée est coiffée de son linteau
On commence à apprécier la dimension des pièces
Les tuiles récupérées lors de la rénovation de la couverture de l'hôtel des Sables d'Arès = 3300 ... Elles seront nettoyées une par une par Christine à la brosse chiendent.
C'est parti pour les trois premiers rangs de briques !
Les briques sont approvisionnées tout autour du chantier
Charpente couverture
L'obscurité intérieure est établie. Le hors-d'eau aussi.
La couverture en amiante-ciment est posée. Elle est prête pour recevoir les tuiles de récupération en décoration.
Les frères DUCAMIN au travail
Tant qu'elle était plus facilement accessible, j'ai passé la lasure sur la charpente
Mon père est souvent venu nous aider. Il avait 69 ans.
Intérieur
J'ai installé chaque fenêtre fixée par des pattes en fer ancrées dans la brique. L'entourage était ferraillé par des grilles de dessus de radiateur ! Pour que le plâtre s'y incruste
Les piliers de la coursive sont posés sur des... bornes de géomètre. Elles seront maquillées en plot de pierre taillée.
Gabriel et Sébastien en juillet 1984 découvrent mon futur bureau. La cheminée n'est pas encore construite.
J'avais taillé et fixé en hauteur les lames de bois d'iroko dans la cuisine avant que soit posé le carrelage en grès étiré acheté chez Saldou à Mérignac
Gabriel et Sébastien devant la cheminée dont seuls les piliers sont posés.
Les fenêtres et portes du rez-de-chaussée sont fixées. L'escalier pas encore posé. Gabriel et Sébastien sont certainement un peu perdus dans ces volumes !
Noël 1984 approche, il va falloir mettre les chaussons devant la cheminée pour la première fois.
Une fois le plâtre posé, les murs ont souvent servis de dessins, de notes de calcul, de mémo à faire. Cette note de mon frère Riri !
"Bois ton bol ! - c'est pas mon bol, c'est mon lait ! " Sébastien avril 1985
Les marques de croissance des enfants
Bardage – Briquettes
Le stock des briques de Brach.
La machine infernale que j'ai utilisée pour couper à 45 ° , au disque de diamant, un nombre fantastique de briques pour les encadrements de portes et fenêtres du rez-de-chaussée ! Voir le stock à l'arrière. De la poussière incroyable, le bruit strident et parfois la brique partait vers le disque... Car je ne la tenais que d'une main pendant que l'autre abaissait le manche de la disqueuse
La belle couleur flammée des briques de Brach, le contraste avec les voliges noires. Je reproduisais à l'identique les granges de la région.
L'isolation par l'extérieur. Une innovation en quelque sorte en 1984.
Pour protéger les voliges de l'étage, j'avais conçu un grand bac en zinc dans lequel s'étalait un mélange de carbonyl et d'huile de vidange, comme autrefois...
Juillet 1984. Ange-Marie Lopez apporte une brouette pour déplacer les tuiles. Le bardage à l'ouest continue.
Côté Est, le bardage est terminé à l'étage, commence la pose des briquettes de Brach
La marquise de l'entrée. J'avais peint tous les avant-toits et bandeaux à la lasure.
Pose des briques de Brach à l'ouest. Le bardage est fini et les couvre-jonts n'ont pas eu le temps d'être traités dans le bac. La pose du cadre de la porte du garage est en cours aussi.
L’extension à l’est :
Le radier de l’extension est en place depuis juillet 2007. Mais comporte des malfaçons qui ne seront rattrapées qu’en 2013 …
Les travaux
Les terrassements ont commencé en juin 2007 avec l'entreprise Martin de Lège-Cap-Ferret. Hélas de graves malfaçons sur le radier, principal élément constructif, ont conduit à une plainte et la nomination d'un expert qui nous a donné raison. L'affaire a duré 6 ans... Jusqu'en avril 2013 où il a fallu reprendre en grande partie les faiblesses du radier et détourner le réseau du tout à l'égoût
Mars 2010
Démontage du bardage d'origine en essayant de conserver les voliges déjà traitées au Carbonyl et huile de vidange..
Les marques des plots de colle pour tenir les rouleaux d'isolant d'origine.
Juin 2013 : début des travaux de charpente par l'entreprise Stéphane Panart de Lanton
La grande fenêtre de notre chambre allait être supprimée pour créer une ouverture vers le dressing. La petite, conservée, permet de voir le jardin en étant dans le lit grâce aux miroirs du dressing ...
Le vide avant la mise en place du plancher et des puits de jour.
Les pavés de verre permettent d'éclairer l'Estaminou en dessous et allumés, donnent une ambiance rasante au sol. Sur la photo, les placards du dressing ne sont pas encore installés.
La chambre de Sébastien, parfaitement isolée.
Avril 2014 : le premier étage étant terminé et le dessous bien vide sur ses ''tchanqués'' nous décidons de remplir cet espace et d'y aménager une deuxième cuisine qui deviendra "l'Estaminou",
Avril 2014 les huisseries en attente
Les murs ont été édifiés par Hughes Cereja en avril 2014. L'isolant entre les deux murs de briques de Brach : de la laine de chanvre.
L’état terminé de la chambre à Sébastien :
L’état terminé de « L’Estaminou » :
Ce nom original provient de la contraction évidente « d’estaminet » et du petit nom de Christine « Minou ».
Projet de tablettes en verre haute et basse pour augmenter la capacité de rangement et de décoration
L’état jusqu’à aujourd’hui
Année 1989 - 1990
Juillet août 1988
1er août 1988 construction de la piscine et de l'abri attenant dont la partie sud était prévue pour le garage de la Traction et a été adaptée pour une bergerie, puis une chambre, puis une salle de répétition de musique.
Janvier 1987
Mars 2019
2016
Février 2018
Février 2018
2016 : le ruisseau le Bétey en crue
Vapeurs du Bétey - 2016
Vue de l'autre rive avec la plate-forme de jeu des enfants.
L'émergence de l'extension à l'Est pour la chambre à Sébastien et notre dressing
2024
2018
Août 2024
LE POULAILLER
Il a été conçu et bâti pour mes deux petits »poussins » Leny et Linaëlle.
Inspiration
Rond-Point Super U Parentis 2018
Rond-Point Super U Parentis 2018
Rond-Point Super U Parentis 2018
Poulailler de Marquèze
Poulailler Les Sources de Caudalie
Le plan sommaire
L’inventaire des pièces de bois à disposition :
Deux acacias étaient tombés lors de la tempête de 2017. Débités en grumes de 2 m ils sont restés longtemps en morceau à sécher. Puis je les ai fait débiter une première partie par Franck Strumia route de Blagon (poutres) et une autre par Luxey au Teich (chevrons et voliges).
Au début 2024, j’ai établi la nomenclature des pièces à disposition pour organiser l’assemblage. Sur l’ensemble de 23 éléments, 6 (2 X 3) étaient vraiment de même gabarit. Il a fallu choisir d’abord les 4 poteaux (n°11, 12,13, 14) et calepiner ensuite toutes les pièces sans en laisser une seule. L’assemblage des poteaux et la jonction des pannes de rive a dû être original.
Les travaux
Les poutres sont extraites du tas de bois stocké
Le départ des travaux de charpente : la nomenclature des pièces de bois et le plan ''maison'',
19 mai début du terrassement pour la mise en place à niveau des 4 plots en calcaire. Une fois fini, les poteaux doivent être écartés de 2,00 m
Les plots ont été taillés à la meuleuse de Daniel Hereyre. Ils ont été extraits d'un stock chez Monsieur Olina, notre voisin, taillés à la dimension plus ou moins cubique avant d'être façonnés en pyramide
L'année a été sculptée sous un des plots en calcaire
La machine infernale de la défonceuse !
Le 5 juin 2024. Des après-midi de très forte chaleur
Pour réunir les deux premiers poteaux, il a fallu emboutir les liens à grands coups de masse en bloquant l'opposé en fichant une jambe de force dans le sol.
Le premier pan est assemblé avec les contre-fiches (angles)
Le 26 mai les morceaux de charpente sont répartis, prêts à être aménagés en tenons et mortaises
Le premier côté est posé sur les plots
Le poids des poteaux et leur dureté ne permettait pas de modifier facilement l'écartement. J'ai donc utilisé le système de la corde tressé de serrage avec un bâton.
La poutre faîtière est prête. J'ai utilisé une poutre récupérée de notre maison quand nous avons fait l'extension de la chambre à Sébastien
La poutre de faîtage est posée
A partir de liteaux 25 X 25 j'ai rogné les angles pour atteindre la rondeur nécessaire contrôlée dans un trou gabarit
Un des deux yuccas allait être transplanté
Les chevrons ont été coupés dans leur diagonale (avec Valentin) de façon à faire berceau pour les tuiles canal
Repérage d'un tuyau d'arrosage sous le poulailler
La dernière finition : le prénom de mes petits poussins : Leny et Linaëlle
D’autres conceptions:
Mon ami Martial Houvet avec son épouse Marie-Jo avaient imaginé de construire une salle privée de spectacle à Blagon. L’esquisse date de 2002.
Un module de vie. L’extension du salon s’impose vers le bas pour créer un sas d’entrée et une pièce de lingerie-cellier.
Cette disposition est assez fonctionnelle pour peu d’espace consommé. Les chambres sont isolées les unes des autres. La cuisine est au coeur de la maison et dispose des pièces annexes nécessaires. Il y a deux WC et deux salles d’eau.